Défis particuliers à l’entreprenariat techno

Dans le cadre de la tournée de consultation du MDEIE sur la stratégie de l’entreprenariat, j’ai l’opportunité de sensibiliser le Ministre aux défis particuliers auxquels font face les entreprises dans le milieux des technologies de l’information.

Personnellement, je trouve que plusieurs programmes du gouvernement sont mal adaptés aux réalités des entreprises Web et mobiles en démarrage. Pourtant, en terme de rendement sur investissement, on peut difficilement faire mieux que d’appuyer ces secteurs de pointe. Spécifiquement :

1. L’innovation dans ce milieu se fait beaucoup plus dans les entreprises en démarrage que dans les universités ou centres de recherche, pourtant la Stratégie québécoise en recherche et innovation ignore complètement ce fait. Il y a beaucoup de programmes pour commercialiser la recherche universitaire, et c’est très bien ainsi, mais peu pour soutenir les innovations développées par deux ingénieurs dans leur sous-sol.

2. Les critères d’éligibilité des programmes d’appui à la commercialisation sont souvent tels que les entreprises Web n’en n’ont plus besoin lorsqu’elles deviennent éligibles. Il y a aussi la question de ce qui est éligible. Certains programmes couvrent les frais associés à la production de dépliants couleurs et la participation à des foires commerciales, mais pour les technos, les campagnes AdWords (habituellement non éligibles) sont beaucoup plus pertinentes.

3. Il y a plus de 1000 organismes qui soutiennent l’entreprenariat au Québec. L’offre est très fragmentée et c’est parfois difficile pour l’entrepreneur de s’y retrouver. Qui plus est, il y a dédoublement de certains services de base, mais une pénurie d’expertise dans les secteurs de pointe tel le logiciel et les applications Web et mobile. Une rationalisation de l’offre permettrait de libérer des ressources pour offrir ces expertises. Au minimum, un groupe d’experts mis à la disposition des organismes existants leur permettraient de mieux accompagner les entrepreneurs de ces créneaux porteurs.

Qu’en pensez-vous? Faites moi part de ce que vous pensez être les défis particulier à l’entreprenariat dans les milieu du Web et du mobile et profitons de cette opportunité pour influencer les politiques du gouvernement.

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3 Responses to Défis particuliers à l’entreprenariat techno

  1. Tant qu’il y aura des organismes fédéraux, provinciaux et même munipaux couvrant des services similaires et se refusant à collaborer entre eux, il y aura du gaspillage énorme et trop peu d’argent pour des startups Web.

    En attendant, cela crée et maintient des emplois… de fonctionnaires. Le talent entrepreneurial, lui, n’hésitera pas à aller là où on l’appuie. Surtout dans le domaine du Web, où les activités sont faciles à déplacer.

  2. Marie-France says:

    On oublie souvent, aussi, que derrière nombre de startups à succès se trouve une solide stratégie d’innovation, de développement et de mise en marché. Or cet aspect du développement web est COMPLÈTEMENT ignoré au niveau des organismes de soutien à l’entrepreneuriat. Du moment où notre offre de services met de l’avant du conseil ou de l’intelligence d’affaires, même dans le domaine du numérique, on nous regarde de haut et on nous dit qu’on devrait s’autofinancer. C’est comme si la plus- value associée à l’expérience et à la planification stratégique venait au second plan, et que de financer un service-conseil n’avait aucune chance de rapporter en bout de ligne. Les gens qu’on rencontre, à qui on prend le temps d’expliquer notre modèle d’affaires et de faire valoir nos prévisions et nos plans d’actions, n’ont souvent aucune expérience sur le terrain, ils ne comprennent pas la nature exacte de l’offre de services et, surtout, ne semblent jamais avoir eu eux-même à gérer un fonds de roulement dans les 2 premières années d’un startup.

    Bref, beaucoup de bruit pour rien du côté du soutien à l’entrepreneuriat au Québec. Décevant, insultant et d’un flagrant manque de vision.

  3. AQIII says:

    Les micro-entrepreneurs en TIC sont souvent exclus des programmes des ministères. C’est dommage sachant que l’industrie des TIC est majoritairement composée de PME (dont plusieurs très petites!) et qu’elle contribue à la productivité, qui est une source importante de croissance économique.

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